L’élevage caprin est une activité importante dans la région de Fatick, le milieu sereer ayant un lien culturel fort avec la chèvre, étant utilisée notamment dans le cadre des cérémonies familiales. L’élevage caprin constitue une ressource importante en matière de sécurité alimentaire, notamment pour les couches les plus vulnérables. Nous en voulons pour preuve le cheptel régional : il y a plus de caprins que d’ovins, à raison de 1 chèvre pour 3 habitants (population estimée à 660 000 hab.). Ces éléments justifient la stratégie du Conseil régional de Fatick qui, dans le cadre de la coopération décentralisée avec la Région de Poitou Charentes (France) et en lien avec ses partenaires techniques : améliorer la filière caprine pour améliorer les conditions de vie des populations.
Les objectifs du programme d’amélioration de la filière caprine sont de lutter contre la pauvreté par le développement d’une économie agricole dans la région de Fatick, et d’améliorer ainsi les revenus des familles.
Pour atteindre ses objectifs, le programme s’appuie sur les axes suivants :
Pour mener ces activités, le Conseil Régional de Fatick mobilise la FRESYCA (Fédération Régionale des Syndicats Caprins de Poitou Charentes Vendée) et AVSF (Agronomes et Vétérinaires sans Frontières) pour l’exécution du programme. Les services compétents et déconcentrés de l’Etat, ainsi que d’autres ONG comme le GRET, SOS Faim, World Vision, sont mobilisés pour l’amélioration de la filière.
Dans une première phase du programme (2006-2009), les partenaires se sont concentrés sur l’amélioration génétique des troupeaux via l’insémination artificielle, en s’appuyant sur des élevages pilotes gérés de façon communautaire au niveau départemental puis au niveau villageois. Ainsi 3 élevages départementaux ont été constitués, et aujourd’hui ce sont 26 chèvreries villageoises. L’amélioration génétique a notamment permis d’obtenir des boucs améliorateurs.
Mais la complexité de la technique d’Insémination Artificielle, la précarité de l’environnement, et les difficultés inhérentes à la gestion communautaire d’un troupeau ont encouragé les partenaires à privilégier le développement des élevages familiaux à travers les services du groupement, à prioriser l’alimentation des troupeaux, et une valorisation souple et rapide, généralisée à l’échelle régionale, en matière de production de lait, de viande ou de peau.
Contacts
Mathieu Gloria (FRESYCA), coordinateur du projet
(221° 774 576 775 - mathieu.gloria@gmail.fr
Plaquette de présentation du projet (PDF, 1.3 Mo)